La diffusione per Internet di voci aggiunge un effetto demoltiplicatore, che richiede risposte adeguate.
Le risposte possibili:
Proscrivere:
1. Nulla fare: “fare la morte„ è il passo più rischioso. “Può essere efficace, a condizione di essere certo che la voce è circoscritta„, sfumatura Arnaud Dupui-Castérès (Vae Solis).
2. Sottovalutare: “È l'errore principale da non commettere„, afferma Arnaud Dupui-Castérès. Questo “esercizio d'auto-persuasione„ non convince all'esterno.
3. Causare una contro-voce: “Soprattutto non, ritiene Daniel Tartonne (Asgard Management), poiché diventate maldestro sul vostro mercato. »
Fare:
1. Reagire! Occorre mostrare che la gestione dell'impresa è responsabile e che adotta tutta la misura della voce e, potenzialmente, della crisi che si annuncia. Se la gestione dell'impresa non reagisce, allora lascia il terreno libero e si troverà sempre qualcuno per parlare al suo posto…
2. Smentire: “Occorre smentire per tagliare bruscamente alla voce„, afferma Daniel Tartonne (Asgard Management). Il comunicato non basta, occorre convincere i lavoratori dipendenti, i clienti, i fornitori e tutti i destinatari.
3. Ricercare la fonte delle voci.
4. Utilizzare le armi giuridiche: quando la fonte è identificata.
5. Valorizzare: uscire dal confronto, praticare la presa di judo: “Li attaccano perché essete interessante: mostrare i vostri vantaggi„, ritiene Daniel Tartonne.
6. Prevenire: “lavorare sulla cartografia delle minacce potenziali, registrare le vulnerabilità„ (Daniel Tartonne); “organizzare la vigilia su Internet„ (Clément Bourrat, Cybion).
7. Coltivare i valori! En temps normal, l’entreprise doit développer ses propres valeurs de responsabilité, d’éthique, de dialogue, expliquer ce qu’elle est, où elle va… Tâche longue, parfois difficile mais c’est le rôle du management de poser les fondations du dialogue en interne au risque du désaisissement de sa propre responsabilité.
Prévenir plutôt que guérir
« La rumeur orchestrée reste rare », estime toutefois Clément Bourrat, directeur des études de Cybion, un cabinet de veille et d’intelligence économique sur Internet. « En effet, les entreprises recourent de plus en plus à la prévention. Nous les alertons quand nous voyons apparaître des rumeurs les concernant, souvent sur des sites étrangers. Elles actionnent alors leurs services juridiques, une démarche généralement efficace. » Ainsi, si l’auteur du site est américain, la visite d’un « lawyer », mandaté par l’entreprise visée, a le plus souvent pour effet de stopper la campagne. Toutefois, si le site d’origine possède une forte réputation, la contre-attaque est plus complexe. En outre, l’archivage des pages sur les moteurs de recherche pénalise les entreprises victimes et requiert une riposte étudiée.
« Plus fréquemment sur Internet, les rumeurs sur les entreprises sont alimentées par des consommateurs mécontents, voire par des salariés qui émettent des critiques à l’encontre de l’entreprise ou de ses produits », souligne Clément Bourrat. Une parade consiste à surveiller les sites et les forums les plus fréquentés, où l’entreprise est évoquée. Cela n’exclut pas de corriger les défauts des produits et des services, parce que toutes les critiques ne sont pas forcément infondées.
Source : les echos.fr















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